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Mercredi à Singapour nous saurons qui organisera l'édition après Pekin. Course en tête pour les favorites Londres et Paris, Madrid espère, New York et Moscou loin derrière.
SINGAPOUR, 5 juillet 2005 - Tony Blair, premier ministre britannique, rêve des jeux olympiques comme un projet d'éducation pour la jeunesse et voit dans les jeux des avantages durables. Il est très habile à trouver les mots "accrocheurs". Tony Blair a été le premier a arriver sur la scène du congrès olympique qui, mercredi, choisira quelle ville entre Londres, Paris, Madrid, Moscou et New York devra organiser les Jeux Olympiques d'été en 2012. "Je crois fermement à notre proposition parce que le sport a une valeur sociale énorme. Nous avons présenté un plan à long terme. Ca ne seront pas les deux semaines des jeux à changer notre vie mais les années qui les précéderont et les suivront". La présence de Tony Blair est en train d'aider concrètement Londres.
Le ministre français Jean François Lamour, ministre des sports, médaillé aux jeux de Los Angeles et Séoul (escrime), s'est démontré moins habile dans le duel à distance. Il a montré une certaine préoccupation. Il continuait de répéter que le dossier de Paris adhère à 100% aux désirs de M. Rogge, président du CIO, comme s'il voulait rassurer ses supporters sur le fait que le n° 1 dans le monde olympique a de la sympathie pour la capitale française et qu'il l'appuie discrètement. Le ministre a répété que Paris n'est pas favorite. Modestie hors contexte..... Plus agréable fut la rencontre avec le maire parisien Bertrand Delanoë qui a de suite clairement dit : "L'esprit olympique est en moi. J'ai participé également à l'autre candidature, battue par Pékin il y a 4 ans, nous n'avons pas répété les erreurs passées. Notre village olympique va naître au coeur de la ville, à 10 minutes des Champs Elysées. Assumer les jeux signifie changer la ville. Nous aurons un nouveau Paris".
Duel politique. Les observateurs politiques présents cherchent désespérément les indices d'un imminent duel politique et pas seulement sportif. Une gaffe a agité passablement les choses lundi. L'impératif est : il faut parler en bien des adversaires, montre du fair-play et un vrai esprit olympique. Malheureusement, l'hypocrisie ambiante a été cassée quand Jim Sloan et Rod Sheard, consultants australiens de la candidature anglaise, ont laissé échapper ces paroles : "le stade de France est merveilleux, il nous plaît pour aller voir du rugby mais malheureusement ce sport ne fait pas partie des jeux. La visibilité pour l'athlétisme n'est pas idéale". Un jugement pareil a fait crier au scandale les français. Leur infrastructure représente une fierté pour eux et ils n'ont pas tort. Les deux consultants australiens ont démontré une réelle médiocrité d'analyse, les français quant à eux, une nervosité inattendue.
Juan Antonio Samaranch se déchaîne. L'ex-président du CIO est en train de mettre toute son énergie afin de mettre en avant la candidature de Madrid lors du sprint final. Il mesure chaque mot mais ses propos sont percutants vis-à-vis des autres candidatures et cela pourrait compter mercredi si les premiers votes devraient être caractérisés par des choix inattendus.
Moi ce que j'en dis ? vive le sport et vivement demain !!!